9 oct. 2016

Le passeur – Lois Lowry

Coucou tout le monde, j'espère que vous allez bien !

On se retrouve pour une nouvelle chronique qui, j'espère, vous plaira ! :D


Titre original (anglais) : The Giver
Auteur : Lois Lowry
Nombre de pages : 220
Prix : 6,80€
Editions : L’école des loisirs
Collection : Medium (poche)
Lu en : français

Résumé

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas, la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop pigées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont " élargis". personne ne sait exactement ce que cela veut dire. 
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait continent était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. 
Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, connue tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. 
Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.

Extrait

- Papa? Maman? demanda timidement Jonas après le repas du soir. J'ai une question que j'aimerais vous poser.- Qu'est-ce que c'est? demanda son père.
Il se força à prononcer les mots bien qu'il se sentît rougir de gêne. Il les avait répétés pendant tout le chemin du retour.
- Est-ce que vous m'aimez?
Il y eut pendant quelques instants un silence embarrassé. Puis Papa émit un petit gloussement.
- Jonas! Toi! Et la précision du langage, alors?
- Qu'est-ce que tu veux dire? demanda Jonas.
Une réaction amusée n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait.
- Ton père veut dire que tu as utilisé un terme très général, tellement dénué de sens qu'il est pratiquement tombé en désuétude, expliqua sa mère avec soin.
Jonas les regarda d'un air ébahi. Denué de sens? Jamais auparavant il n'avait ressenti quelque chose d'aussi riche de sens que ce souvenir.
- Et bien entendu, notre communauté ne peut pas fonctionner correctement si les gens n'emploient pas un langage précis. Tu pourrais demander: "Est-ce que vous appréciez ma présence?" Et la réponse est oui.
- Ou bien, suggéra son père: "Est-ce que vous êtes fiers de mes réalisations?" Et la réponse est oui, de tout coeur!
- Est-ce que tu comprends pourquoi c'est impropre d'utiliser un mot comme "aimer"? demanda Maman.
Jonas hocha la tête.
- Oui, merci, je comprends, répondit-il lentement.

Ce fut la première fois qu'il mentit à ses parents.

Mon ptit com’s


Je remercie l’école des loisirs pour cette lecture !

            J’avais envie de lire Le passeur depuis que j’avais vu le film, The Giver, il y a maintenant pas mal de temps. J’avais entendu que le film n’était pas fidèle au livre, mais je voulais à tout prix le lire pour voir de quoi il retournait. De plus, j’avais adoré l’adaptation donc je ne pouvais qu’aimer le roman !

            La première chose qui m’a « frappée », c’est que le roman est court. A peine plus de 200 pages. Mais justement, je trouve que l’auteur n’est que plus talentueux d’avoir pu écrire une telle histoire en si peu de pages.
            Et je vous rassure : je n’ai pas du tout eu l’impression que ça allait trop vite, que des détails passaient à la trappe ou quoi que ce soit. On a plusieurs ellipses, ce qui explique que le roman soit court.

            Honnêtement, je suis obligée de vous comparer rapidement le livre et le film. Si vous n’avez, comme moi auparavant, que vu le film, sachez qu’il faut foncer pour lire le livre ! Il est génial, et malgré quelques différences, je trouve que l’univers est bien respecté, tout comme l’intrigue globale.

            De plus, même si ce livre ne vous tente pas spécialement, si vous aimez la dystopie, vous devez absolument le lire ! Pour moi, c’est comme lire des classiques, « rayon dystopie », cette fois. Comme dit sur la quatrième de couverture, Le passeur est une des premières dystopies, c’est « la base », comme on dit.
            Donc si vous aimez ce genre, ne passez pas à côté. C’est un roman à avoir lu au moins une fois pour tous les fans !

            Concentrons-nous maintenant sur l’histoire. Rapide topo pour ceux qui ne connaissent pas : nous sommes dans une société future où toute différence est effacée, toutes les vies sont planifiées à l’avance ; bref, tout est régit pour une organisation parfaite et une paix assurée !
            Nous rencontrons alors Jonas, un 12 ans, à qui on attribue le rôle de Dépositaire de la mémoire. Il va alors apprendre qu’il y a bien plus que ce qu’il croyait.

            J’adore Jonas. Malgré son jeune âge, je pense qu’on peut tous s’identifier à lui, peu importe le nôtre. Ce que j’aime surtout chez lui, c’est qu’on le comprend. On le comprend totalement, on comprend ses réactions, même si elles ne sont pas envisageables pour nous, qui avons grandi avec une autre éducation et une autre vision du monde. Et je trouve que ça, c’est une belle réussite de l’auteur.

            Ce qui est vraiment chouette dans ce roman, c’est qu’il nous fait réfléchir. Il nous fait réfléchir sur notre société, notre monde, tout. Lois Lowry nous offre un point de vue différent sur notre réalité, une sorte de recul pour analyser ce qui nous entoure.

            Grâce au nouveau « métier » de Jonas, on va pouvoir vivre à travers lui les choses magnifiques de la vie, tout comme les plus terribles. Et je trouve que rien que pour ça, il vous faut lire ce roman. Car c’est magnifique.

            On se rend compte des petits bonheurs de la vie. Les couleurs, les sentiments, la neige, le contact, l’amour surtout. Comme je vous le disais, on prend du recul sur notre vie, et on ressort de notre lecture avec le cœur gonflé. De quoi ? D’un mélange d’un peu de tout. On aime la vie, on voit notre chance et les dures réalités.

            Concernant l’intrigue, je la trouve très bien pensée, bien que plutôt simple. Mais « simple » n’est pas ici un terme péjoratif ! On ne s’ennuie pas, et c’est le plus important.

            Je vous assure que j’étais vraiment prise dans l’histoire et que je voulais toujours continuer à lire. Ça me trottait dans la tête pendant la journée, et je reprenais mon livre avec plaisir le soir. Et je trouve ça fou, car j’avais déjà vu le film plusieurs fois, donc je connaissais la fin etc., et pourtant ! Comme quoi, vous pouvez tout à fait le lire même si vous avez vu le film.

            En tout cas, j’espère que vous avez compris que vous deviez lire ce roman. Non seulement il ne coûte pas cher et va vite à lire, mais en plus vous allez découvrir une histoire géniale dont vous ressortirez grandis, et découvrirez d’où viennent les dystopies telles que Divergente, Hunger Games et tant d’autres !

EN CONCLUSION, ne passez pas à côté de ce roman. Vraiment, ce serait dommage pour vous !
Il est génial, et nous montre une vision inédite et intéressante de notre vie.
De plus, pour tous les fans de dystopie, c’est à lire absolument, car c’est la première dystopie qui ait été écrite.
Bref, j’ai adoré ma lecture et je le conseille à tous, y compris à ceux qui veulent découvrir le genre !

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L'avis de ma partenaire BFF :
Livre non lu.

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Avez-vous lu ce livre ? Vu le film ? :)

Des bisous !
Léa

1 commentaire :

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